On remarque souvent, dès les premiers froids, une forme d’appréhension qui s’installe face aux repas de fin d’année. On y pense, on anticipe, on se projette déjà dans la culpabilité d’un repas qui n’a pas encore eu lieu. Prenons le temps d’y réfléchir calmement : cette angoisse anticipée fait-elle vraiment du bien à qui que ce soit ? Il me semble que c’est souvent la comparaison avec les autres, avec ce qu’on imaginait être capable de faire, qui nourrit cette tension bien avant que la table ne soit dressée. Sans jugement, on peut se demander si ce n’est pas justement cette urgence à vouloir contrôler d’avance un moment qui devrait rester convivial qui crée le problème. Un repas de fête n’est qu’un repas parmi d’autres, et vouloir absolument l’anticiper comme une épreuve à surmonter semble, avec le recul, assez épuisant pour l’esprit. Comment, selon vous, peut-on apprendre à relativiser cette pression plusieurs mois avant que les fêtes n’arrivent, sans pour autant tomber dans l’évitement du sujet ?
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