Observons que cette discussion tourne depuis plusieurs messages autour d’un même principe, celui de la régularité, et que chacun l’habille à sa façon selon son tempérament. La culpabilité, telle qu’on la décrit ici, ressemble beaucoup à ces compteurs de calories qu’on nous présente parfois comme la solution miracle : utiles au début pour comprendre certains mécanismes, mais encombrants si on s’y accroche trop longtemps. Un écart, dans une vie qui comporte de la marche quotidienne et des repas préparés avec soin, n’a jamais grand poids face à des habitudes construites sur la durée. Ce qui m’inquiète davantage, et je le dis sans vouloir manquer de respect à personne, c’est cette impatience qu’on retrouve souvent chez les générations plus jeunes face à ces questions : vouloir une méthode, un repère chiffré, une règle qui tranche tout de suite, plutôt que d’accepter que le corps et les habitudes se façonnent lentement, comme un chemin de montagne qu’on ne gravit pas en courant. La culpabilité n’est ni un outil ni un poison en soi, c’est surtout le signe qu’on cherche encore ses propres repères. Avec le temps, on finit par les trouver, et alors l’écart redevient ce qu’il est : un simple détour sur un trajet plus long.
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