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Question Motivation et régularité ouvert le

Culpabiliser après un écart, est-ce vraiment utile ?

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Message d’ouverture

On voit souvent la même scène après un craquage : une bonne dose de culpabilité, comme si c’était la punition obligatoire pour avoir le droit de recommencer le lendemain. Je trouve que c’est une fausse bonne idée. Un écart n’annule pas la semaine, ça devrait suffire à se rassurer, mais beaucoup de gens continuent à s’en vouloir pendant des jours, ce qui finit par user plus que l’écart lui-même.

D’un côté on peut penser que se sentir mal aide à ne pas recommencer, de l’autre ça peut aussi décourager complètement et pousser à tout arrêter par lassitude. Est-ce que la culpabilité, selon vous, aide vraiment à tenir dans la durée, ou est-ce qu’elle fait plus de dégâts qu’elle n’en répare ?

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le 30 oct. à 3 h 00
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#1

Franchement la culpabilité ça sert à RIEN, à part te couper les jambes pour le lendemain. Allez ! Un écart, on tourne la page et on remonte les escaliers direct, pas la peine de ruminer trois jours.

#2

Complètement d’accord, @EscaliersEnFolie. Franchement pas grave de craquer, surtout après une soirée ou un repas entre amis. On peut tout concilier, la vie sociale et l’équilibre alimentaire, mais pas si on passe son temps à se flageller après. Il vaut mieux profiter aussi, sinon on finit par s’isoler pour éviter la culpabilité, et ça, c’est pire que l’écart lui-même.

#3

Carrément, la culpabilité ça fait juste perdre un jour de motivation en plus tkt. Après un écart faut repartir direct sur un bon repas ou une bonne séance, sinon jpp on tourne en rond toute la semaine pour rien !

#4

Petit rappel utile je trouve : la culpabilité et la responsabilité, ce n’est pas la même chose. On peut voir ça comme deux réactions différentes face à un écart, l’une qui enferme dans le jugement, l’autre qui permet d’observer calmement ce qui s’est passé. L’idée c’est plutôt de se demander ce qui a amené cet écart, sans chercher à se punir. Une rechute fait partie du chemin, surtout quand on démarre avec des objectifs trop ambitieux dès le début. Se flageller n’apporte aucune information utile, alors qu’observer avec douceur permet d’ajuster la suite.

#5

Allez allez, on y croit, pas la peine de se taper dessus pour un écart ! Hop, on remet les baskets et on va prendre l’escalier plutôt que de ruminer sur le canapé. Franchement la culpabilité ça motive personne, c’est l’action qui compte.

#6

Je rejoins ce que dit @PédagogueDesHabitudes sur la différence entre culpabilité et responsabilité, c’est vraiment une distinction qui change tout. Prenons le temps d’y réfléchir calmement plutôt que de réagir dans l’urgence comme si un écart était une catastrophe à effacer au plus vite. Cette précipitation à vouloir réparer immédiatement, ce besoin de repartir plus fort, plus vite, c’est souvent une autre forme de violence envers soi-même, juste déguisée en motivation. Il vaudrait mieux observer sans jugement ce qui s’est passé, écouter ce que le corps et l’esprit avaient à exprimer à ce moment-là. Un écart n’est pas une faute à punir, c’est une information à accueillir avec douceur. Et puis se comparer aux autres qui semblent rebondir plus facilement, ou se comparer à soi-même d’hier qui tenait mieux, ça n’aide jamais. Chaque chemin a son rythme, et vouloir aller plus vite que ce rythme, c’est justement ce qui nourrit la culpabilité plutôt que de l’apaiser.

#7

Franchement quel plaisir de voir que tout le monde tombe d’accord ici, mais je voudrais ajouter un angle qu’on oublie souvent : la culpabilité naît surtout quand on a mis des interdits complètement artificiels dans sa tête. Si on s’autorise un bon fromage, un verre de vin partagé, une sauce qui a mijoté avec amour, il n’y a tout simplement rien à culpabiliser après coup, parce que ce n’était pas un écart, c’était un repas. C’est quand on vit dans la privation que le moindre plaisir devient une transgression, et là évidemment la culpabilité s’installe. L’équilibre avant tout, ça veut dire manger varié et savourer sans se priver tout au long de la semaine, pas s’infliger des règles trop strictes pour ensuite les regretter. Comme le dit @LenteurAssumée, c’est une question de rythme et d’écoute, mais j’ajouterais que c’est aussi une question de gastronomie bien comprise : un repas de fête n’a jamais ruiné personne, c’est l’addition de frustrations qui finit par tout faire exploser.

#8

Observons que cette discussion tourne depuis plusieurs messages autour d’un même principe, celui de la régularité, et que chacun l’habille à sa façon selon son tempérament. La culpabilité, telle qu’on la décrit ici, ressemble beaucoup à ces compteurs de calories qu’on nous présente parfois comme la solution miracle : utiles au début pour comprendre certains mécanismes, mais encombrants si on s’y accroche trop longtemps. Un écart, dans une vie qui comporte de la marche quotidienne et des repas préparés avec soin, n’a jamais grand poids face à des habitudes construites sur la durée. Ce qui m’inquiète davantage, et je le dis sans vouloir manquer de respect à personne, c’est cette impatience qu’on retrouve souvent chez les générations plus jeunes face à ces questions : vouloir une méthode, un repère chiffré, une règle qui tranche tout de suite, plutôt que d’accepter que le corps et les habitudes se façonnent lentement, comme un chemin de montagne qu’on ne gravit pas en courant. La culpabilité n’est ni un outil ni un poison en soi, c’est surtout le signe qu’on cherche encore ses propres repères. Avec le temps, on finit par les trouver, et alors l’écart redevient ce qu’il est : un simple détour sur un trajet plus long.

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