Il faut distinguer deux choses qu’on confond souvent : la satiété ressentie et la réalité physiologique. Sur le plan physiologique, ce qui prolonge la satiété, c’est avant tout la quantité de protéines et de fibres dans l’assiette, pas le caractère salé ou sucré en soi. Un petit-déjeuner sucré composé uniquement de glucides rapides provoque un pic puis une chute de glycémie, ce qui explique la faim précoce. En réalité, on peut très bien manger sucré et tenir la matinée, à condition d’associer des protéines, par exemple un fromage blanc avec des fruits. Ce n’est donc pas une question de camp salé contre sucré, mais de composition. Et je ne résiste pas à ajouter qu’un café noir avant de manger a un effet démontré sur la vigilance du matin, ce qui n’a rien à voir mais mérite d’être signalé.